High Maintenance in Toulouse

27 February 2009

Pleurer sur le dancefloor ?



Comme on l'évoquait ici même il y a peu, ce week-end - vous le savez sans doute, notre club toulousain fétiche ferme ses portes définitivement. Snif ! Et snif encore ! Nous ne pourrons plus franchir les portes majestueuses de l'Ambassade pour aller clubber "intelligent"... Et pourtant, tout le monde sait bien que les réceptions chez monsieur l'ambassadeur sont toujours réussies, toujours plus belles qu'ailleurs. On avait certainement été trop gâtés ces derniers temps pour que ça puisse durer. Cet état de grâce devait stopper. Heureusement, l'aventure finit en beauté (mais à 3h du mat' seulement) avec une soirée Left Prod et Push The Button (responsables dernièrement de l'excellente party du 7 février).

Aux platines, on retrouve un Toulousain devenu incontournable, j'ai nommé Humanleft. Allez écouter son morceau Ravekid sur son myspace : j'en suis fan. Il a tourné un peu partout dans le grand sud (signalons son passage dans l'excellent club basque (sic !) le Sonotone à Bidart) et au-delà. Le mec s'est quand même également produit aux Nuits Sonores 2008. On peut s'attendre à un son qui claque avec des synthés ravey comme on aime et des lignes de basse tuantes, le tout naviguant entre electro, fidget house, hip hop et Bmore Club. Ca risque d'être dirty - du moins, c'est ce que j'espère... Outre le bonhomme, est programmé Leonard de Leonard, qu'on a eu l'occasion de voir assez régulièrement à Toulouse, malgré son installation à Berlin. Je crois qu'il ne cherchera pas non plus à y aller en finesse ! Enfin, dj Gero sera de la partie également (à confirmer) pour une musique orientée electro - hip hop.

Je présume que "chérie, ça va couler" demain soir, car les larmes devraient succéder à la sueur dans une ambiance "la fête est finie"... Alors, pour vous préparer à cet entre-deux situé entre euphorie et tristesse, je vous propose deux petits morceaux bien différents l'un de l'autre. Le premier pour oublier et faire comme si de rien n'était ; le second en forme de catharsis, pour tirer le meilleur des larmes.

Je vous laisse doucement vous remettre de vos émotions... Ca y est ? Je voudrais tout de même évoquer les autres soirées du week-end. Rien de très excitant vendredi. En revanche, samedi, lourd programme (mais pourquoi faut-il donc qu'il en soit toujours ainsi ?) car, outre the last party à l'Ambassade (où, quant à moi, je serai), il y a aussi la soirée Pee à l'Atelier 44 (dès 20h / p.a.f. à 7€ sur place / 4 boulevard de la gare) qui a l'air bien cool, avec des Toulousains qu'on aime beaucoup, NiKiT (j'ai l'impression de ne parler que de lui dans ces colonnes...) et Q.G. Ils seront accompagnés du Bordelais Costello. Pour moi, c'est une torture de devoir choisir entre ces deux soirées. Et pourtant, parce que je suis vraiment sado, je vais vous compliquer encore la tâche en vous signalant la venue du très bon Jake Fairley aka Fairmont dans ce gros club (trop gros ?) qu'est l'Inox (entrée à 10 € sans conso).

Je crois qu'avec tout ça - fermeture de l'Ambassade, choix cornélien samedi, on a de quoi pleurer tout le week-end, d'une bien étrange et belle façon, les pieds sur le dancefloor...

P.S.: merci à Welcome to Dance Club et à Rooftop Fistfights pour les liens musicaux.

25 February 2009

Going out with a night dog



"My life goes to the dogs", c'est ce que je me dis depuis quelque temps. Ca sonne quand même mieux que "ma vie va à vau-l'eau", non ? Pourtant la réalité est la même... à tel point que j'échangerais bien ma vie contre celle de ce chien confortablement niché entre les cuisses de sa maîtresse. Waf ! Waf ! ou plutôt argh... Enfin, bref, passons ! J'ai toujours été fasciné par la vie de ces bébêtes, dont la seule préoccupation est de se nourrir, dormir et se faire caresser par ceux qui leur donnent une pitance quotidienne. Une vie de chien... Tu parles !

Avec de telles prédispositions, je ne pouvais qu'accueillir d'un bon oeil la sortie de Night At The Dogs de Jesse Rose. Alors, vous me direz - et vous n'aurez pas tort - que le mec ne s'est pas trop embêté, qu'il a repris telle quelle la belle mélodie lancinante du Lament I, "Bird's Lament" de l'avant-gardiste (au sens propre du terme) Moondog alias Louis T. Hardin sorti en 1969 et qu'il n'a fait qu'y adjoindre une rythmique fidget. Mais bon, que voulez-vous ? Ca fonctionne. En plus, le pied de Jesse Rose est reconnaissable entre mille : il me fait penser à une bille de paintball qui viendrait exploser contre un mur. Vous avez sans doute eu l'occasion de chopper ce track sur d'autres blogs, mais avez-vous déjà entendu le morceau original ? Voici pour vous l'un et l'autre.

Jesse Rose - Night At The Dogs (Dubsided / 2009) BoxNet / FileDen

Moondog - Lament I, "Bird's Lament" (Columbia / 1969) BoxNet / FileDen

Pour finir, j'ai bien envie de m'emballer pour les cuivres de Touch My Horn, un autre des titres de l'album de Jesse Rose, What Do You Do If You Don't? (pour l'acheter, c'est ici), qui est sorti le 9 février sur Dubsided. On avait déjà pu découvrir ce track à la fin du mois dernier sur le EP Forget My Name, avec un featuring de Hot Chip.

Jesse Rose - Touch My Horn (Dubsided / 2009) Boxnet / FileDen

P.S.: vous remarquerez au passage que So_Me s'est quelque peu - et c'est un euphémisme - inspiré de la pochette de l'album A New Sound Of An Old Instrument de Moondog (la photo ici), avec son orgue de cathédrale disproportionné, pour réaliser celle du célèbre maxi de Justice Waters Of Nazareth (ici)...

24 February 2009

Chacun porte sa croix



Ca y est, c'est confirmé, acté, définitif... comme vous voudrez, mais l'Ambassade ferme ses portes. La dernière soirée aura lieu samedi prochain, nous y reviendrons. Comme Gaspard et Xavier, je porte donc ma croix. Enfin, pour eux tout va bien puisque, apparemment, ils auraient disigné la dernière bouteille de coca-cola (mais jusqu'où va aller cette fluo attitude). 


Bref, la soirée de samedi dernier (à l'Ambassade) était bien, comme toujours. De l'ambiance quoique cette fois-ci le club n'était pas sur-blindé, des djs bien bruitistes qui collent à cette atmosphère. Seul à véritablement se démarquer, Nikit, qui a fait un set mortel et audacieux (vous trouverez un petit post sur son style et un de ses morceaux en High Maintenance exclu ici). D'ailleurs, il est à nouveau booké sur Toulouse le we prochain, nous y reviendrons également. Les choix à faire en matière de soirée promettent d'être difficiles... en attendant voici un morceau pas hyper récent, je vous l'accorde, mais qui déchire : 


20 February 2009

La Peash interview part one


Photos: Patty Moussali

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Peash la semaine dernière dans un petit bar à Toulouse. Nous voulions interviewer le duo de djs qui est désormais bien en place et met régulièrement le feu un peu partout dans la ville rose et en particulier à l'Ambassade, leur fief ! Arrivés dans les clubs de la ville il y a deux ans environ, au moment de l'émergence de cette vague fluo (qui nous permet enfin d'avoir d'excellentes soirées à Toulouse), ils ont su s'affirmer et jouent désormais à côté de grands noms tels que Kazey, ou plus récemment, Don Rimini. La rencontre fut très agréable et fort intéressante, et nous les en remercions. L'échange a duré plus d'une heure et demie, l'interview fera donc l'objet de 2 posts, celui-ci, qui retrace leur histoire, puis un autre très prochainement plus centré sur leurs goûts musicaux, leurs influences.

Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Rado: Salut, c'est Peash ; moi, c'est Rado, elle, c'est Aurore. On est de Toulouse ; moi j'ai 24 ans et Aurore en a 20.

D'où vous vient ce nom de scène ?
Aurore: Ça vient de loin ! Ça fait 3 ans qu'on se connait. On avait chacun nos surnoms sur myspace : lui, c'était Sushi et moi, Peachy. On a fusionné les deux et ça a fait Peash, avec un -s, pas un -c.
Rado: Et, pour l'anecdote, quand tu tapes "Peash" sur Google, tu tombes sur un urban dictionnary et "peash" en argo, ça veut dire "chatte" en fait, mais faut pas le dire. Sinon, ça veut rien dire de particulier pour nous. Il n'y a pas de message derrière ce pseudo.

Et Loup et Licorne ?
Aurore: En fait, c'est notre passion vestimentaire et notre goût pour le kitch. On aime bien les trucs kitchounets...
Rado: Visuellement on aime bien tous les trucs un peu rétros, genre les vieux t-shirts de routiers...
Aurore: ... avec une indienne sur un pont lunaire, ou des dauphins sur une lune avec une sirène.
Rado: Et Licorne, c'est le côté un peu princesse, plus girly... C'est plus l'aspect visuel.

Le côté graphisme, le visuel, paraissent aussi importants pour vous que la musique.
Aurore: On ne va pas s'en cacher, on est des passionnés de tout ce qui touche de près ou de loin aux fringues.
Rado: Tout ce qui est art graphique, on est vachement là-dessus aussi.
Aurore: Je pense qu'on est une génération qui baigne là-dedans. Prends tout ce qui se passe, le début d'ED Banger ou des trucs comme ça. Ce qui a marché, c'est le visuel, les soirées, les fringues qui vont avec, tout un ensemble en fait.
Rado: C'est surtout que, quand maintenant un artiste se lance, tu as le concept visuel qui va avec en général. Elle parlait d'Ed banger: tous les graphismes à main levée à la So Me, ça a marqué et c'est vachement estampillé Ed Banger.
Aurore: Après, je pense qu'on est marqués par ça. C'est même pas parce qu'on le veut, mais ça vient naturellement. On est aussi en lien avec Rice and Beans qui sont hyper pointus sur les fringues ; donc, ça nous parle énormément. On ne s'en cache pas. Avant, on avait une phrase: "mieux vaut mourir bête mais avec une belle paire de baskets".
Rado: C'était il y a longtemps, maintenant on a grandi...

Vos flyers et vos visuels : ça vient de vous ? Avez-vous une formation en graphisme ?
Rado: Sur notre page myspace, c'est moi.
Aurore: Et les photos, c'est une super amie à nous, qui s'appelle Patty : elle fait toutes nos photos. Un grand merci à Patty.

Avez-vous commencé par le mix ou par la prod ?
Rado: Par le mix. Ça fait maintenant 2 ans qu'on mixe. A la base, j'avais un pote qui mixait et il m'a appris.
Aurore: Et c'est Rado qui m'a initié. Moi, à la base, je ne faisais pas du tout ça. J'étais bassiste dans un goupe de métal hardcore ("hahaha"). J'en écoute toujours. J'ai beaucoup trainé dans la scène hardcore. Mon groupe s'est fini et j'ai rencontré Rado qui écoutait vachement d'électro. Moi, je commençais, donc on a acheté des platines et on s'y est mis comme ça. Il m'a appris pendant des nuits et des nuits.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Rado: On est des enfants de myspace. A la base, on s'est rencontrés il y a 3 ans à la soirée INOX où jouaient Justice et les 2 Many Djs. C'était une soirée de ouf et j'étais trop content : c'était la première fois qu'il y avait une soirée comme ça avec des artistes que j'écoutais chez moi. A Toulouse pas grand monde connaissait. A ce moment-là, il y avait trop de gens qui étaient dans l'attente de ce type de soirées. Et Aurore y était.
Aurore: Après, on s'est retrouvés sur myspace. En fait, je l'avais repéré à cause de ses baskets. A l'époque, Rado portait des baskets assez fat, on pouvait pas le rater. Je me foutais trop de sa gueule... On s'est retrouvés par hasard sur myspace. De vrais geeks... Et on a passé des heures à papoter, à s'échanger du son et l'histoire a commencé.

Quelle a été votre première scène ?
Rado: Au Gate, le mardi soir. C'était laborieux. Faire bouger les gens un mardi soir dans un rade qui fait pas trop de soirées, à part des trucs pop rock le vendredi soir et Erasmus le samedi, c'était pas évident... La première soirée, il y avait surtout les copains et petit à petit, ça a commencé à tourner un peu. Puis le premier "lancement", c'était à l'Ambassade un jeudi soir. Il n'y avait pas de djs les jeudis et vendredis et on nous a bookés là-bas. C'était Madmoizel DS. A l'époque, myspace était vraiment idéal pour le buzz, les soirées. Les gens ont commencé à venir comme ça grâce à myspace. Le concept 2 djs garçon-fille, c'était original aussi.
Aurore: Oui, et il y avait une demande aussi, les gens de nos âges se retrouvaient aussi dans ces soirées. Et c'est fou le nombre de gens qui sont encore là. Après, on a eu la première grosse soirée avec Eedio de BPitch Control organisée par Dgä Fau.
Rado: Ensuite, on a eu des propositions pour jouer les samedis soirs avec d'autres artistes en warm-up. C'est comme ça que ça s'est lancé. Pendant un an, c'était surtout l'Ambassade. Sans se la péter, je pense qu'on représentait pas mal une génération fluo, une génération un peu Clark Magazine qui regardait ce qui se passait à Paris, mais qui justement ne se passait pas à Toulouse. On a plus ou moins apporté cet esprit-là et pas mal de gens ont suivi.
Aurore: Je pense qu'on était accessibles, dans le sens où on avait le même âge que tous les mecs et les filles qui venaient aux soirées. On écoutait tous le même son, on était tous des fluo kids. D'ailleurs, on nous a souvent dit qu'on avait une population de kids, mais voilà, quand ils sont là, ils sont là à fond.
Rado: Ouais, on a profité plus ou moins de cette vague-là, sans le savoir. On a été transportés par cette espèce de mouvement et du coup les gens suivaient.
Aurore: C'était l'arrivée aussi des grosses soirées à l'Ambassade. Et en warm-up qui collait, on était là.

Quel est votre meilleur souvenir de soirée ?
Rado: On a mixé au printemps dernier à Paris, à la Péniche Concorde Atlantique, avec un très bon collectif de djs qui s'appellent les Bras en l'air. C'est un crew de djs qui fait bouger les soirées des écoles d'art de Paris. Ils sont tous les trois différents : il y en a un qui mixe funk, un autre hip hop et un qui mixe électro. Ils nous ont fait venir pour une de leurs soirées.
Aurore: C'était juste fou, il y avait genre 500 personnes... Il y a une vidéo sur notre myspace, au moment où on joue Etienne de Crécy. C'était débile, mongol, trop, trop bien. Après, on a tellement de supers souvenirs. On a joué avec Kazey, qui pour nous est le meilleur dj en France. Il a amené un son de ouf. Le son qu'il envoie, c'est parfait, c'est propre, c'est pointu. Je l'ai découvert grâce à Clark Magazine, il y a bientôt 2 ans. Je l'ai vu au Rex à Paris. C'était le moment où Justin Timberlake était arrivé avec son super album. Et Kazey commence avec un remix gutter de My Love. C'était simplement magique, je suis redescendue à Toulouse et j'en ai parlé à Rado... Voilà ! Donc, quand on nous a dit : "Vous pouvez mixer avec Kazey", c'était l'apothéose.

Et votre pire souvenir de soirée?
...(hésitations)...
Rado: Ah oui ! Une fois, on s'est carrément fait dégager d'une soirée : à l'Art's Café ! On fait de l'anti pub...
Aurore: On avait programmé des potes à nous qui sont dans le TRAX de ce mois-ci, Pillage. Bravo à eux au passage ! Puis voilà, on joue, ça se passe. Pillage passe, ils envoient le son, mais les mecs du bar n'aimaient pas du tout et ils nous ont donc dit de sortir. On s'est cassés en plein milieu de soirée. Dégueulasse.

Et que pouvez-vous nous dire sur la rumeur selon laquelle l'Ambassade fermerait à la fin du mois ?
Rado: Oui, apparemment, ça va changer de proprio. Le lieu va devenir un resto ou je ne sais pas quoi. En même temps, il y a tellement eu de rumeurs. Mais la dernière soirée, ce serait en effet le 28 février, avec Humanleft et Leonard 2 Leonard. Donc, il faut y aller !

Que faire après l'Ambassade?
Aurore: L'idée, c'est d'être beaucoup plus sérieux. On en est à un stade où on n'est plus obligés de faire que des warm-up. On a des trucs à régler avec nous-mêmes, faut qu'on prenne confiance en nous. On commence à sélectionner nos soirées. On joue au 4 Sans à Bordeaux en mai puis avec Feadz... On a des meilleures soirées, du coup peut-être qu'on en aura qu'une par mois, mais une bien, une sérieuse où tout se passe bien.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite très bientôt. Mais, en attendant, voici en exclu leur remix de Bailando, histoire de vous faire patienter:


Outside / inside


"Pauvre ami, cela me faisait de la peine de l'imaginer en train de défendre comme un idiot les fausses valeurs qui allaient finir avec lui ou, au mieux, avec ses enfants ; défendant le droit féodal à la propriété et à la richesse illimitée, lui qui ne possédait que son cabinet de consultation et une agréable maison, défendant les principes de l'Eglise alors que le catholicisme bourgeois de sa femme l'avait poussé à prendre des maîtresses, défendant une prétendue liberté individuelle alors que la police fermait les universités et installait la censure ; et défendant tout cela par peur, par horreur du changement, par scepticisme et méfiance qui étaient les seuls dieux vivants de son pauvre pays perdu."
Julio Cortazar, Tous les feux le feu, "Réunion" (Gallimard / 1970)
Photo : Marjolaine Phillipps (Sept. 2006)

Ruede Hagelstein - Semikolon (Souvenir / 2008) BoxNet / zShare

Danton Eeprom - To the Bone (Tsuba / 2008) BoxNet / zShare

19 February 2009

Final Round avec une exclu de NiKiT !



C'est déjà jeudi et il va donc falloir penser au week-end qui approche à grands pas ! Comme d'hab', nous pensons à vous. Ne vous cassez pas le bol à chercher des soirées ici ou là : il vous faut aller à L'Ambassade ce samedi pour le Final Round, qui porte bien son nom, puisque, selon les rumeurs, ce club devrait fermer fin février... Au line-up : Papillon, Pro 7 et NiKiT (VCH Rec.).

Le premier est le résident du lieu depuis un bout de temps maintenant. Avec ses airs de The Hacker et sa gestuelle robotique, il allie dans ses sets de l'electroclash période Miss Kittin & The Hacker (justement !) et de la techno "classique" à des bangers electro plus contemporains, dans un style très personnel et avec une technique à l'ancienne, qui me rappelle Automat (Katapult) et qui évoque par certains côtés les djs hip hop (beaucoup de cuts, quelques scratches). C'est assez imaginatif, quoique un peu bruitiste à mon goût.

Quant au deuxième, on vous en a déjà parlé dans un post précédent (cliquez ici). C'est un dj et producteur déjà bien en place, dont le myspace affiche des dates à Barcelone, Bordeaux, Paris ou encore Montpellier. Il pratique également l'exercice du remix avec zèle. Associé à son compère Ektik, il porte le doux nom de Le Catcheur et la Pute ;-) Mais bon, n'allez pas me demander qui est qui là-dedans ! Comme vous pouvez l'imaginer, c'est assez trash, sous influence rock qui tache.

Ah ! le troisième... C'est notre favori. NiKiT (qui, soit dit en passant, doit en avoir assez qu'on ne cesse de faire remarquer son jeune âge) joue le son qu'on aime, le son qu'il nous faut pour bouncer dans le club - tout simplement ! Il s'est déjà fait connaître dans divers blogs (Brain Added, Vepl, Buzz en direct, ou encore Empreintes Digitales) avant d'être playlisté dans le CD sampler du TSUGI n°11 (septembre 2008) - rien que ça ! On le classe dans la French Touch 2.0, mais sa culture musicale ne se limite pourtant pas à Ed Banger et Institubes. Il cite en effet dans ses influences aussi bien SebastiAn et Strip Steve que Jackson (qu'on peut sans doute considérer comme le précurseur de cette nouvelle French Touch) et Aphex Twin ou même 808 State - qu'il admire en secret. C'est ce mélange de simplicité, d'efficacité et d'expérimentation qu'il recherche dans ses propres productions. Il aime que la musique soit citationnelle et ne se prive donc pas de sampler. Il est notamment fasciné par le son des synthés vintage. Sa prestation à L'Ambassade fin janvier a tout fracassé et il revient mettre le feu. En plus, ce sera le lendemain de son anniversaire... Soyez là, surtout si vous avez manqué votre chance la dernière fois, ou même tout bêtement pour y regoûter, si vous aviez aimé !

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici une exclu, le morceau Stingers du même NiKiT, qu'il vous livre à vous fidèles lecteurs de High Maintenance in Toulouse, en streaming et en téléchargement ! Merci beaucoup à lui !

NiKiT - Stingers BoxNet / FileDen

Et puisqu'une surprise n'arrive jamais seule, je joins aussi à ce post deux autres tracks, qui permettent de situer son univers musical, entre old school anthems de la fin des 80' et du début des 90' (pour le 1er) et turbines d'aujourd'hui (pour le second).

808 State - Pacific 202 (ZZT / WEA / 1989) BoxNet / zShare

Strip Steve - Pacey's (Skip School EP / Boysnoize Records / 2008) BoxNet / zShare

17 February 2009

Mes remixes dans ta tape



Oui, oui, je suis à la bourre... Ca fait un petit bout de temps que j'aurais du vous livrer ma sélection des remixes les plus fous de l'année 2008, comme vous l'avait annoncé Dale Cooper (vous retrouverez sa sélection en cliquant ici), mais que voulez-vous... 

Plus de temps à perdre donc, et on commence par un tube bien dancefloor, un petit remix de Mansion du morceau Bounce de MSTRKRFT. Je trouve le remix mieux que l'original qui était moins punchy et pourtant plus saturé... Les paroles de ce hit en résume bien l'ambiance : "all I do is party..."


On continue sur le cap "morceaux bien dancefloor" avec ce fantastique remix par Douster du tube Everyone Nose que les talentueux NERD avaient sorti à l'aube de l'été 2008. Le refrain de l'original est repris en boucle, un piano fracassant y ajoute une touche old school classics et bien sûr une basse fidget alimente le tout, de la balle quoi!


Impossible pour moi, par ailleurs, de ne pas faire figurer, d'une manière ou d'une autre, Mr Oizo dans ce top. Alors voici une edit de son morceau Gay Dentists. Je ne peux pas dire qu'elle soit meilleure que l'original mais son avantage est de faire une plus grande part au passage funky du morceau qui était originellement moins long : 


Il fallait aussi parler de Diplo, pour lequel l'année 2008 fut chargée, une montagne de remixes, des tubes, une intense collaboration avec Mia... plein de bonnes choses. J'ai donc choisi un remix de son morceau Blow your head par DJ Eli. C'est funky, c'est groovie, c'est bien mortel!


Et enfin pour le fun mais aussi parce que j'adore et que j'ai bien envie de partir a Rio, une reprise de Bag Raider du morceau Rio de Bumblebeez


A cœur ouvert


Source : http://www.jankoepper.de

Ce matin, je me réveille, prends mon petit-déjeuner, puis me plonge dans la lecture des Cahiers du Cinéma, désireux de connaître leur avis sur un film vu la veille. Cette lecture, je la fais, bien évidemment, tout en écoutant de la musique, relié, tel un robot que je suis, à mon ordinateur par le fil blanc du casque (de toute façon, Machines Don't care, n'est-ce pas ?). Si je ne branche pas ma chaîne, c'est que je ne voudrais pas déranger les autres hôtes de la maison, qui sont encore plongés dans le sommeil. Je tombe, au hasard des morceaux passant entre mes oreilles, sur Heartbreaker de Metronomy, dans sa magnifique version remixée par Discodeine. Et là, je ne peux pas résister, en ce beau matin où tout m'apparaît chargé d'émotion, au plaisir de partager avec vous ce moment, et sa B.O. Je n'ai pas trop envie de vous en dire plus sur ce track, ni sur ses auteurs et remixeurs dont nous aurons certainement l'occasion de vous reparler. Ce Heartbreaker a déjà quelques mois, mais je crois que ni ceux qui le connaissent déjà ni ceux qui ne le connaissent pas encore ne m'en voudront.

Metronomy - Heartbreaker (Discodeine Remix) (Ed Banger / Because Music / 2008) Box Net / zShare

15 February 2009

In da ghetto !



Ici, à High Maintenance in Toulouse, on adore Dj Mujava. Certes, sa reconnaissance internationale n'est due qu'à un seul morceau, son fameux Township Funk, mais quel morceau ! On ne s'en est toujours pas remis... D'autres perles "chan-mé" sont en écoute sur son myspace, notamment le langoureux Dj Plugs. Il n'y avait que les Anglais pour aller dénicher un jeune Sud-Africain du ghetto d'Attridgeville (à côté de Pretoria) et lui assurer un succès mondial ! Beau coup à mettre une fois de plus au compte du label Warp.

Restons avec les Anglais pour ce post (et avec Mujava), mais pas n'importe quels Anglais : les Machines Don't Care, qui n'est autre que le projet collaboratif du trépidant Herve, qui le voit produire avec la "crème anglaise", à savoir les Sinden, Drop The Lime, Fake Blood, et j'en passe. Ce qui m'intéresse ici, c'est le track Beat Bang, pour lequel il s'est associé à Trevor Loveys. L'original est déjà bien "fat", dans le registre fidget, avec ses claps à se frapper la tête contre les murs, ses cut-up sur la voix et sa wobble bass habituelle ici couplée à une basse vrombissante tonitruante. Cela dit, je préfère la version de Mujava, qui - on ne peut se le cacher - est moins fidget, mais beaucoup plus belle, grâce à une bassline rappelant celle du Township Funk. Je vous laisse savourer.

Machines Don't Care - Beat Bang (Dj Mujava Remix - Full Length) (Machines Don't Care) BoxNet / zShare

Laissons un peu les Anglais pour conclure ce post, mais restons dans le ghetto ! J'ai une petite balle à partager avec vous. C'est une reprise d'un tube dance 90', In De Ghetto (Mercury / 1996), de Bad Yard Club (aka David Morales) feat. Crystal Waters. Ici, c'est remixé par Buraka Som Sistema et le prolifique Diplo. Remember !

Diplo & Buraka Som Sistema - Inna De Ghetto (Remix) BoxNet / zShare

13 February 2009

Ouf



Des accents légèrement italos, une atmosphère aérienne qui n'est pas sans rappeler les tubes de Metro Area. C'est doux, c'est enivrant, c'est groovie. Ca s'appelle Happy up Here, c'est de Royksopp, mais là c'est remixé par Breakbot. A little buz online. Et c'est parfait pour partir en vacances : 


12 February 2009

Il y a des jours comme ça...



Moins de choses à faire ce we. Heureusement, il y a l'Ambassade, et Madmoizel DS y sera samedi soir.


Malheureusement, il y a aussi des soirées vraiment pas fluos : radio FG tour à l'INOX... ridicule! Comme dirait le tout aussi ridicule et peu recommandable Ted Nugent :

" Pour vous montrer comme je suis radical, je veux que les voleurs de voitures meurent, je veux que les violeurs meurent, je veux que les cambrioleurs meurent, je veux que les maltraiteurs d'enfants meurent, je veux que les méchants meurent. Pas de procès. Pas de libération sur parole. Pas de libération pour bonne conduite. Je les veux morts. Procurez vous un flingue et quand ils vous attaquent, tirez leur dessus."
(Cité par Yassine de Chocomix).

Kif kif le son quand même :


11 February 2009

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ou mes remixes préférés de 2008 !



Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué... En effet, de mon côté, quand il s'est agi de choisir mes 5 remixes préférés de l'année qui vient de s'écouler, j'ai préféré quelque peu détourner l'exercice, puisque, sur 5 morceaux, deux ne sont pas véritablement des remixes ! C'était ma façon à moi de dire que ce choix était trop difficile ! Voici donc les remixes, sans ordre préférentiel :
Un de mes morceaux préférés de l'histoire de l'électronique, Big Fun (KMS / 1988) par Kevin Saunderson sous le nom d'Inner City, avec, au chant, la grande Paris Grey, remixé par les talentueux Simian Mobile Disco (SMD), dont le Hustler a fracassé la compile Kitsuné Maison Compilation 2 ! Les SMD sont vraiment très forts au remix. Ce que j'aime par-dessus tout dans celui-ci, c'est la manière dont ils parviennent à faire ressortir la voix, qui atteint même une intelligibilité plus nette que dans l'original. Du coup, cela m'a rendu plus sensible aux paroles qui sont, pour moi, magnifiques. Tout clubber, à mon sens, doit être capable de les apprécier ! En voici quelques bribes : "We don't really need a crowd to have a party / Just a funky beat and you to get it started / We'll dance the night away [...] / We can dance all day until the daylight"...

Debonair Samir, sous son alias de The Debonair One, un des papes de la Bmore Club, nous revient ici avec une pure tuerie sortie sur le label de Jackmaster, Dress 2 Sweat. L'hymne Samir's Theme avec sa sirène, c'était lui. Ici, le remix de Kazey & Bulldog n'apporte pas grand-chose à l'original, si ce n'est - sans doute - une plus grande efficacité "club", ce qui n'est pas déjà pas si mal !

Un très beau morceau avec sa mélodie au piano, cristalline à souhait, et son groove d'inspiration funk, une alliance que Dj Mehdi est un des seuls à savoir trouver. Le remix de Joakim est épique, transformant un morceau de 4 minutes 30 en un voyage musical de pratiquement 10 minutes ! Joakim a eu la bonne idée de pitcher le tout pour permettre qu'il soit joué en club, tout en gardant tout ce que le morceau a de plus beau, en particulier ce piano dont je parlais, qui donne son titre au track. A signaler qu'il existe aussi un remix de Brodinski, dans un genre très différent, avec un pied plus clairement calibré pour le dancefloor. C'est réussi également, mais ma préférence va au premier. Vous remarquerez que beaucoup de djs ont joué ces deux morceaux ces derniers mois, avec la même hésitation que la mienne !

Les deux "intrus", à présent. Le premier, c'est ce remix du track Tic Toc de Busy Signal par la sulfureuse M.I.A., qu'on ne présente plus, accompagnée de sa protégée, Rye Rye. C'est notamment grâce à M.I.A. - on peut le dire, me semble-t-il - que des influences "world music" ont pu pénétrer dans la musique électronqiue et que ce genre hybride a pu percer sur le marché anglais, puis international. Elle a ouvert la porte à d'autres artistes tentant ce type d'hybridation, telle que Santogold, pour ne citer qu'un exemple. Je parle "d'intrus" en ce sens que, pour ma part, je ne vois pas beaucoup de différences entre cette version produite par M.I.A. et la version d'origine, pour ce qui est de l'instru du moins. En revanche, elle rend le morceau sexy à se damner - alors que l'original est déjà bien sexy - grâce à son chant langoureux inimitable...

Second "intrus", Mark E & Dragon, Good Times. Pourquoi "intrus" ? Tout simplement parce qu'il s'agit plus d'une cover que d'un remix. Vous aurez reconnu - je suppose - le Good Times de Chic. Eh oui, c'était il y a longtemps, en 1979 exactement, sur Atlantic ! La version nu-disco de Mark E & Dragon (ici remixée par Prins Thomas) apporte une touche dub atmosphérique et planant qui crée une belle ambiance, avec cette montée, certes toute douce, mais irrépressible, qui parcourt tout le track. Quel plaisir quand, du fond de cette ambiance brumeuse, une voix vient clamer, comme surgie de nulle part, "Good times", après 2 minutes 30 ! Effet "bras en l'air" garanti !

A vous les comments, fluo boys & girls !

P.S.: notre chère Rouge Baiser vous livrera sa cargaison de remixes sous peu. Restez connectés !


10 February 2009

Silence radio



Il aura donc fallu un petit bout de temps, avant de me remettre de la soirée de l'Ambassade. Dommage pour ceux d'entre vous qui l'ont ratée. C'était énorme. Comme l'on pouvait s'en douter, nous sommes arrivés bien tard et par la force des choses (de la préfecture qui fait fermer les bons clubs à 3h désormais) nous avons seulement écouté le set de Don Rimini.

C'est vrai qu'habituellement je préfère les sets un peu plus deep et en temps normal les accents quelque peu bruitistes de la performance de Don auraient pu m'agacer. Mais sa sélection de samedi convenait parfaitement à l'ambiance survoltée de la soirée. L'Ambassade était blindée, impossible de faire un pas sur le dancefloor sans être pris dans un tourbillon qui ne vous laisse d'autre choix que de danser comme un dingue sur les derniers sons fidgets. Folle soirée.

... La semaine a repris son cours, et en attendant de vous balancer les remixes les plus fous de l'année 2008 (du moins selon nous) je ne résiste pas au plaisir de vous faire écouter un peu de Mr Oizo, qui pour moi est et reste le maître incontestable de l'electro en France et sûrement au-delà. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, le cher Mr nous a produit deux balles il y a de ça quelques mois. Non, non pas deux tubes mais un maxi (Positif) et un album (Lambs Anger), chanmés d'un bout à l'autre. Enjoy :




06 February 2009

Réveil tardif



Et ouais réveil tardif, pfff, grrr... Faut dire que tous ces blogs, des nouveaux tubes toutes les 5 minutes, la vie à 1OO à l'heure, ça ne laisse que peu de répit! 

Mais c'est pas grave, je commence la journée par une cession d'aérobic : 


Oups, je fatigue déjà, mais je sais que ce soir ma soirée sera aussi chaude que le dernier tube de Muffy, toasteuse à suivre absolument, pour ses sons aussi envoûtants, sexy et dancefloor que??? que je sais pas quoi, la nouvelle Mia en gros : 


They tell us what to do...

Si, comme moi, vous êtes incapables d’arriver en soirée avant 3h du mat’ et que vous vous dites pourtant systématiquement que vous devriez arriver plus tôt et que vous allez encore une fois être obligés de vous coucher très largement après l’apparition des premiers rayons de soleil, alors vous allez sûrement être ravis d’apprendre que, dorénavant, vous n’aurez plus le choix : il faudra de toute façon que vous soyez dans la place avant 3h, car, désormais, à 3h, c’est fini. Point à la ligne – on rentre chez soi !

Eh oui, la préfecture a pris la sage décision – dans sa grande bienveillance à notre égard – de règlementer différemment la fermeture des bars. Ces derniers – les samedis compris – n’auront plus l’autorisation de fermer après 3h. La préfecture a voulu prendre soin des jeunes ; elle s’inquiète de notre santé, de notre état physique (et moral), qui se dégrade de jour en jour (surtout pour ce qui est de l’état moral – sans doute)... Nous pourrons d’ailleurs nous remettre très vite dans le droit chemin puisque ce nouveau décret est mis en application dès ce samedi 7 février. Merci la préfecture d’avoir pensé à nous...

De mon côté, je me suis donc dit que ce serait sans doute une bonne chose d’essayer de vous aider à ne pas perdre une minute le samedi soir venu. C’est pour répondre à cette exigence que je vous ai concocté une sélection des "parties" les plus excitantes du week-end. Alors, on dit merci qui ?

La 1ère soirée, c’est la How To Kill The Party (Part 1). Ca se passe dans un lieu où, je dois l’avouer, pour ce qui nous concerne, nous n’avons pas l’habitude d’aller, le Boca Chica Club (à côté de la Dune). Je reconnais que c’est beaucoup moins sympa que de rester en centre-ville, mais là, il y a vraiment de quoi se bouger !
How To Kill The Party 7fev09 Rectoverso.jpg

Au programme, les locaux du Difuzion Krew, un collectif d’agités du bocal qui va présenter des lives et des dj sets. Accrochez-vous !
www.myspace.com/difuzion / http://www.difuzion.com/

Autre local, Pro 7, pour un live tonitruant, on peut le supposer, si on se souvient de ses exploits à la soirée Travesti Monsters Party 1ère édition au Bikini. Il est signé sur Boxon, Erase et a même déjà monté son propre label, Big Splash Records. Allez faire un tour sur son myspace :
www.myspace.com/pro7breaks

On s’éloigne ensuite un peu des producteurs toulousains, avec un duo bordelais qui fait sensation depuis l’année dernière, les Just a band (www.myspace.com/justabandx), qui se produiront eux aussi en live. Ils ont éclaté au grand jour avec leur We Are... Ep. Le titre éponyme a connu un beau petit succès grâce à son remix par The Shoes, dont le nom a bien buzzé sur le net et au-delà. Tout ça est très actuel, French Touch 2.0, French Touch 3.0, qui sait ? En tout cas, c’est bon et ça sature ! Je vous livre un morceau d’eux – ou plutôt un remix d’eux – qui est un peu différent de cet esprit "nouvelle French Touch". C’est le remix qu’ils ont exécuté du Falling Rockets de Cicada, avec sa belle ligne de basse.

Cicada - Falling Rockets (Just A Band Remix).mp3

Enfin, finissons par celui qu’on peut considérer comme la tête d’affiche, le Parisien The Toxic Avenger. Il a sorti son Debut E.P. sur IHeartComix et, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça envoie : The Toxic Avenger, c’est un peu de brutalité dans un monde de finesse ! Pour ma part, ce n’est pas exactement mon truc, mais bon, ce n’est pas mal non plus et ça doit donner en live... Je vous laisse en juger :

the toxic avenger - bad girls need love too les petits pilous remix.mp3

Et son myspace : www.myspace.com/toxavanger

Tous ces fous pour 10€ seulement...

ElectroKiss 7fev09 Recto.jpeg

Je devrais être couché depuis longtemps et je ne vous parlerai donc que très brièvement de la seconde soirée, la nouvelle édition des ElectroKiss à l’Inox. Autre club, autre univers, c’est le Dj allemand Oliver Huntemann (Confused Recordings / Dance Electric) qui sera là pour vous envoyer sur la lune – bien aidés que vous serez, j’imagine, par la chimie ! Bienvenue à minimal land... ;-) Comme mon amie Rouge Baiser, je préfère les petits clubs moites aux grands espaces, mais avis aux (a)mateurs pour cette ElectroKiss. Là encore, P.a.f. à 10 œufs !

Lien : www.myspace.com/huntemann

Bonne nuit, les petits ! La préfecture veille sur vous...

P.S. : dans ma précipitation, j’allais oublier de vous conseiller d’aller faire un tour au Pink Flower vendredi soir, pour y écouter Tiger Stripes (Suède) (www.myspace.com/mikaelnordgren) qui, lui, comme le laissent penser ses signatures sur Ibadan, Get Physical ou encore King Street, a un son plus orienté house que le dernier personnage dont je parlais. Son récent Blackroom Entertainment devrait justement rendre moite le Pink, si la foule y est suffisamment dense (on pense à un certain soir, danzca-esque !). 10€ avec conso !

Tiger Stripes Pink Flower 7fev09 Recto.jpeg

05 February 2009

Push the Button



Passons aux choses sérieuses. La semaine se termine, il est donc grand temps de savoir quoi faire ce we, et là c'est complexe. Et oui, que de soirées que de soirées. Une dès demain soir et 3 samedi...

Mais comme j'ai ma petite idée sur celle qu'il ne faut pas rater, eh ben je ne vous parlerai que de celle-ci (rassurez-vous on se chargera de me désavouer et d'insister sur des soirées forcément moins bien puisque je vous le dis).

Plus sérieusement, 3 bonnes raisons (at least), d'aller à l'ambassade samedi soir :

> Don Rimini, pape français de la fidget pour un set bien club, bien violent. Rien à dire de plus sur son compte, pour vous convaincre sa page myspace :

http://www.myspace.com/donrimini

Et un petit remix free download pour tes beaux yeux (une reprise énorme et bien groovie de la BO de Ghostbusters) :


> Peash: deux DJ de Toulouse qu'on soutient à mort (au moins). Myspace (écoute le rmix de baillando ça c bon) :

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewProfile&friendID=153477332

Apparemment, ils sont bien fans de Jokers of the Scene l'occasion de te faire découvrir:


> Et en plus malheureusement l'Ambassade c'est fini à partir de fin février (on te tient au jus du pourquoi et du quand exactement).

Alors il faut y aller!!!!!!!!!!!

03 February 2009

High maintenance mixtape




Petit rappel : l'objectif de High maintenance est bien entendu de soutenir tout les gens qui se bougent pour que la musique electro (entre autres) ait le droit de citer dans la ville.

Si tu ne supportes pas les soirées dans un bar sans musique (ou pire un club qui passe inlassablement les derniers tubes Energie)... que tu en as mare de discutailler autour d'une bière et que tu rêves d'un peu de tequila (voire beaucoup) et d'un beat bien ghetto pour te faire danser toute la nuit, t'inquiète on s'occupe de toi.

Encore mieux, n'hésite pas à nous filer tes mixtapes, tes morceaux, on les diffuse. Si tu fais des soirées underground, dans un lieu tout aussi underground qui nous aurait échappé, on ramène du monde. Que demander de mieux ?

Tout ça pour dire que ce soir, flipside, dj et membre actif du collectif MM (Montaubanmix) nous fait l'honneur de balancer sa dernière tape ambiance ghetto cool vibe frenchy disco set. Je m'étends pas trop sur son sujet, on aura l'occasion de reparler du MM et de leurs coups de force pour changer les moeurs clubbing de la région (et oui il se passe même des choses à Montaub) !

En attendant leur venue sur Toulouse, kif kif le son :

FLIPSIDE – Christmas Dance.

  1. Dj Mujava, Township Funk (Original) (Warp)
  2. Surkin, Next of Kin (Todd Edwards Re-Kindled Mix) (Institubes)
  3. Minitel Rose, Magic Powder (Futur)
  4. Justice, D.A.N.C.E. (Yuksek Edit) (Ed Banger) (Unofficial Remix)
  5. Mr. Oizo, Gay Dentists (Ed Banger)
  6. PUZIQUe, Don't Go (Boys Noize Records)
  7. Dj Mehdi, Pocket Piano (Brodinski Remix) (Ed Banger)
  8. DSL, Invaders (Djedjotronic Remix) (Ed Banger)
  9. Jean Nipon vs. Aï, Can U Fuck Like U Dance? (Karat)
  10. The Debonair One, Real Bitch Roll Call (Kazey & Bulldog's Bongo Rock Remix) (Dress 2 Sweat)
  11. Steve Angello & Laidback Luke, Be (Laidback Luke's Rave Edit) (Mixmash)
  12. Armand Van Helden feat. Roxy Cottontail & Lacole 'Tigga' Campbell, Playmate (Jesse Rose Remix) (Southern Fried)
  13. A-Trak, Say Whoa (Dj Craze Remix) (Kitsune) (Unofficial Remix)
  14. Kid Cudi, Day 'N' Nite (Crookers Remix) (Fool's Gold)
  15. Proxy, Raven (Turbo Recordings)
  16. Mr. Oizo, Positif (Midfield General Re-Edit) (Ed Banger) (Unofficial Remix)

Two Lovers


Il faut dire qu'à la vue de l'affiche du dernier film de James Gray, je désespérais : "encore une romance à l'eau de rose, oh non pitié"! Mais la critique était bonne (film n°5 de l'année selon les Cahiers). Je me suis donc forcée à sortir de chez moi, par un de ces dimanches glacés du mois de janvier, pour me rendre au Gaumont-Wilson, dernier "ciné", où il y a peu, on passait encore ce film. 

Très peu enchantée par cette perspective, je me suis laissée surprendre et avoue avoir adoré. Pas d'excessive profondeur selon moi. Un film qui nous rappelle que si le cinéma est une inépuisable réflexion sur la vie, il ne faut pourtant pas omettre sa dimension cathartique, qui peut parfois en faire toute sa grandeur. Un choc émotionnel en gros. 
Pour le reste je vous renvoie aux critiques, d'ailleurs le film ne passe plus à Toulouse. Ce petit post ciné n'aurait, donc, pas sa place ici, si j'omettais de vous parler de la BO, formidable elle aussi, qui nous permet de redécouvrir un grand compositeur de musique de films, Henri Mancini qui commença sa carrière à Holywood dans les années 50. 
James Gray a probablement retenu pour son film le plus beau morceau de Mancini : Lujon. Il ravira, j'en suis sûre, les amoureux transis, les romantiques, et tout ceux qui recherchent désespérément un peu de passion, enjoy : 

(merde, il est pas en intégralité, je remédie à ça au plus vite).