High Maintenance in Toulouse

24 February 2009

Chacun porte sa croix



Ca y est, c'est confirmé, acté, définitif... comme vous voudrez, mais l'Ambassade ferme ses portes. La dernière soirée aura lieu samedi prochain, nous y reviendrons. Comme Gaspard et Xavier, je porte donc ma croix. Enfin, pour eux tout va bien puisque, apparemment, ils auraient disigné la dernière bouteille de coca-cola (mais jusqu'où va aller cette fluo attitude). 


Bref, la soirée de samedi dernier (à l'Ambassade) était bien, comme toujours. De l'ambiance quoique cette fois-ci le club n'était pas sur-blindé, des djs bien bruitistes qui collent à cette atmosphère. Seul à véritablement se démarquer, Nikit, qui a fait un set mortel et audacieux (vous trouverez un petit post sur son style et un de ses morceaux en High Maintenance exclu ici). D'ailleurs, il est à nouveau booké sur Toulouse le we prochain, nous y reviendrons également. Les choix à faire en matière de soirée promettent d'être difficiles... en attendant voici un morceau pas hyper récent, je vous l'accorde, mais qui déchire : 


20 February 2009

La Peash interview part one


Photos: Patty Moussali

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Peash la semaine dernière dans un petit bar à Toulouse. Nous voulions interviewer le duo de djs qui est désormais bien en place et met régulièrement le feu un peu partout dans la ville rose et en particulier à l'Ambassade, leur fief ! Arrivés dans les clubs de la ville il y a deux ans environ, au moment de l'émergence de cette vague fluo (qui nous permet enfin d'avoir d'excellentes soirées à Toulouse), ils ont su s'affirmer et jouent désormais à côté de grands noms tels que Kazey, ou plus récemment, Don Rimini. La rencontre fut très agréable et fort intéressante, et nous les en remercions. L'échange a duré plus d'une heure et demie, l'interview fera donc l'objet de 2 posts, celui-ci, qui retrace leur histoire, puis un autre très prochainement plus centré sur leurs goûts musicaux, leurs influences.

Est-ce que vous pouvez vous présenter en quelques mots ?
Rado: Salut, c'est Peash ; moi, c'est Rado, elle, c'est Aurore. On est de Toulouse ; moi j'ai 24 ans et Aurore en a 20.

D'où vous vient ce nom de scène ?
Aurore: Ça vient de loin ! Ça fait 3 ans qu'on se connait. On avait chacun nos surnoms sur myspace : lui, c'était Sushi et moi, Peachy. On a fusionné les deux et ça a fait Peash, avec un -s, pas un -c.
Rado: Et, pour l'anecdote, quand tu tapes "Peash" sur Google, tu tombes sur un urban dictionnary et "peash" en argo, ça veut dire "chatte" en fait, mais faut pas le dire. Sinon, ça veut rien dire de particulier pour nous. Il n'y a pas de message derrière ce pseudo.

Et Loup et Licorne ?
Aurore: En fait, c'est notre passion vestimentaire et notre goût pour le kitch. On aime bien les trucs kitchounets...
Rado: Visuellement on aime bien tous les trucs un peu rétros, genre les vieux t-shirts de routiers...
Aurore: ... avec une indienne sur un pont lunaire, ou des dauphins sur une lune avec une sirène.
Rado: Et Licorne, c'est le côté un peu princesse, plus girly... C'est plus l'aspect visuel.

Le côté graphisme, le visuel, paraissent aussi importants pour vous que la musique.
Aurore: On ne va pas s'en cacher, on est des passionnés de tout ce qui touche de près ou de loin aux fringues.
Rado: Tout ce qui est art graphique, on est vachement là-dessus aussi.
Aurore: Je pense qu'on est une génération qui baigne là-dedans. Prends tout ce qui se passe, le début d'ED Banger ou des trucs comme ça. Ce qui a marché, c'est le visuel, les soirées, les fringues qui vont avec, tout un ensemble en fait.
Rado: C'est surtout que, quand maintenant un artiste se lance, tu as le concept visuel qui va avec en général. Elle parlait d'Ed banger: tous les graphismes à main levée à la So Me, ça a marqué et c'est vachement estampillé Ed Banger.
Aurore: Après, je pense qu'on est marqués par ça. C'est même pas parce qu'on le veut, mais ça vient naturellement. On est aussi en lien avec Rice and Beans qui sont hyper pointus sur les fringues ; donc, ça nous parle énormément. On ne s'en cache pas. Avant, on avait une phrase: "mieux vaut mourir bête mais avec une belle paire de baskets".
Rado: C'était il y a longtemps, maintenant on a grandi...

Vos flyers et vos visuels : ça vient de vous ? Avez-vous une formation en graphisme ?
Rado: Sur notre page myspace, c'est moi.
Aurore: Et les photos, c'est une super amie à nous, qui s'appelle Patty : elle fait toutes nos photos. Un grand merci à Patty.

Avez-vous commencé par le mix ou par la prod ?
Rado: Par le mix. Ça fait maintenant 2 ans qu'on mixe. A la base, j'avais un pote qui mixait et il m'a appris.
Aurore: Et c'est Rado qui m'a initié. Moi, à la base, je ne faisais pas du tout ça. J'étais bassiste dans un goupe de métal hardcore ("hahaha"). J'en écoute toujours. J'ai beaucoup trainé dans la scène hardcore. Mon groupe s'est fini et j'ai rencontré Rado qui écoutait vachement d'électro. Moi, je commençais, donc on a acheté des platines et on s'y est mis comme ça. Il m'a appris pendant des nuits et des nuits.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Rado: On est des enfants de myspace. A la base, on s'est rencontrés il y a 3 ans à la soirée INOX où jouaient Justice et les 2 Many Djs. C'était une soirée de ouf et j'étais trop content : c'était la première fois qu'il y avait une soirée comme ça avec des artistes que j'écoutais chez moi. A Toulouse pas grand monde connaissait. A ce moment-là, il y avait trop de gens qui étaient dans l'attente de ce type de soirées. Et Aurore y était.
Aurore: Après, on s'est retrouvés sur myspace. En fait, je l'avais repéré à cause de ses baskets. A l'époque, Rado portait des baskets assez fat, on pouvait pas le rater. Je me foutais trop de sa gueule... On s'est retrouvés par hasard sur myspace. De vrais geeks... Et on a passé des heures à papoter, à s'échanger du son et l'histoire a commencé.

Quelle a été votre première scène ?
Rado: Au Gate, le mardi soir. C'était laborieux. Faire bouger les gens un mardi soir dans un rade qui fait pas trop de soirées, à part des trucs pop rock le vendredi soir et Erasmus le samedi, c'était pas évident... La première soirée, il y avait surtout les copains et petit à petit, ça a commencé à tourner un peu. Puis le premier "lancement", c'était à l'Ambassade un jeudi soir. Il n'y avait pas de djs les jeudis et vendredis et on nous a bookés là-bas. C'était Madmoizel DS. A l'époque, myspace était vraiment idéal pour le buzz, les soirées. Les gens ont commencé à venir comme ça grâce à myspace. Le concept 2 djs garçon-fille, c'était original aussi.
Aurore: Oui, et il y avait une demande aussi, les gens de nos âges se retrouvaient aussi dans ces soirées. Et c'est fou le nombre de gens qui sont encore là. Après, on a eu la première grosse soirée avec Eedio de BPitch Control organisée par Dgä Fau.
Rado: Ensuite, on a eu des propositions pour jouer les samedis soirs avec d'autres artistes en warm-up. C'est comme ça que ça s'est lancé. Pendant un an, c'était surtout l'Ambassade. Sans se la péter, je pense qu'on représentait pas mal une génération fluo, une génération un peu Clark Magazine qui regardait ce qui se passait à Paris, mais qui justement ne se passait pas à Toulouse. On a plus ou moins apporté cet esprit-là et pas mal de gens ont suivi.
Aurore: Je pense qu'on était accessibles, dans le sens où on avait le même âge que tous les mecs et les filles qui venaient aux soirées. On écoutait tous le même son, on était tous des fluo kids. D'ailleurs, on nous a souvent dit qu'on avait une population de kids, mais voilà, quand ils sont là, ils sont là à fond.
Rado: Ouais, on a profité plus ou moins de cette vague-là, sans le savoir. On a été transportés par cette espèce de mouvement et du coup les gens suivaient.
Aurore: C'était l'arrivée aussi des grosses soirées à l'Ambassade. Et en warm-up qui collait, on était là.

Quel est votre meilleur souvenir de soirée ?
Rado: On a mixé au printemps dernier à Paris, à la Péniche Concorde Atlantique, avec un très bon collectif de djs qui s'appellent les Bras en l'air. C'est un crew de djs qui fait bouger les soirées des écoles d'art de Paris. Ils sont tous les trois différents : il y en a un qui mixe funk, un autre hip hop et un qui mixe électro. Ils nous ont fait venir pour une de leurs soirées.
Aurore: C'était juste fou, il y avait genre 500 personnes... Il y a une vidéo sur notre myspace, au moment où on joue Etienne de Crécy. C'était débile, mongol, trop, trop bien. Après, on a tellement de supers souvenirs. On a joué avec Kazey, qui pour nous est le meilleur dj en France. Il a amené un son de ouf. Le son qu'il envoie, c'est parfait, c'est propre, c'est pointu. Je l'ai découvert grâce à Clark Magazine, il y a bientôt 2 ans. Je l'ai vu au Rex à Paris. C'était le moment où Justin Timberlake était arrivé avec son super album. Et Kazey commence avec un remix gutter de My Love. C'était simplement magique, je suis redescendue à Toulouse et j'en ai parlé à Rado... Voilà ! Donc, quand on nous a dit : "Vous pouvez mixer avec Kazey", c'était l'apothéose.

Et votre pire souvenir de soirée?
...(hésitations)...
Rado: Ah oui ! Une fois, on s'est carrément fait dégager d'une soirée : à l'Art's Café ! On fait de l'anti pub...
Aurore: On avait programmé des potes à nous qui sont dans le TRAX de ce mois-ci, Pillage. Bravo à eux au passage ! Puis voilà, on joue, ça se passe. Pillage passe, ils envoient le son, mais les mecs du bar n'aimaient pas du tout et ils nous ont donc dit de sortir. On s'est cassés en plein milieu de soirée. Dégueulasse.

Et que pouvez-vous nous dire sur la rumeur selon laquelle l'Ambassade fermerait à la fin du mois ?
Rado: Oui, apparemment, ça va changer de proprio. Le lieu va devenir un resto ou je ne sais pas quoi. En même temps, il y a tellement eu de rumeurs. Mais la dernière soirée, ce serait en effet le 28 février, avec Humanleft et Leonard 2 Leonard. Donc, il faut y aller !

Que faire après l'Ambassade?
Aurore: L'idée, c'est d'être beaucoup plus sérieux. On en est à un stade où on n'est plus obligés de faire que des warm-up. On a des trucs à régler avec nous-mêmes, faut qu'on prenne confiance en nous. On commence à sélectionner nos soirées. On joue au 4 Sans à Bordeaux en mai puis avec Feadz... On a des meilleures soirées, du coup peut-être qu'on en aura qu'une par mois, mais une bien, une sérieuse où tout se passe bien.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, la suite très bientôt. Mais, en attendant, voici en exclu leur remix de Bailando, histoire de vous faire patienter:


Outside / inside


"Pauvre ami, cela me faisait de la peine de l'imaginer en train de défendre comme un idiot les fausses valeurs qui allaient finir avec lui ou, au mieux, avec ses enfants ; défendant le droit féodal à la propriété et à la richesse illimitée, lui qui ne possédait que son cabinet de consultation et une agréable maison, défendant les principes de l'Eglise alors que le catholicisme bourgeois de sa femme l'avait poussé à prendre des maîtresses, défendant une prétendue liberté individuelle alors que la police fermait les universités et installait la censure ; et défendant tout cela par peur, par horreur du changement, par scepticisme et méfiance qui étaient les seuls dieux vivants de son pauvre pays perdu."
Julio Cortazar, Tous les feux le feu, "Réunion" (Gallimard / 1970)
Photo : Marjolaine Phillipps (Sept. 2006)

Ruede Hagelstein - Semikolon (Souvenir / 2008) BoxNet / zShare

Danton Eeprom - To the Bone (Tsuba / 2008) BoxNet / zShare

19 February 2009

Final Round avec une exclu de NiKiT !



C'est déjà jeudi et il va donc falloir penser au week-end qui approche à grands pas ! Comme d'hab', nous pensons à vous. Ne vous cassez pas le bol à chercher des soirées ici ou là : il vous faut aller à L'Ambassade ce samedi pour le Final Round, qui porte bien son nom, puisque, selon les rumeurs, ce club devrait fermer fin février... Au line-up : Papillon, Pro 7 et NiKiT (VCH Rec.).

Le premier est le résident du lieu depuis un bout de temps maintenant. Avec ses airs de The Hacker et sa gestuelle robotique, il allie dans ses sets de l'electroclash période Miss Kittin & The Hacker (justement !) et de la techno "classique" à des bangers electro plus contemporains, dans un style très personnel et avec une technique à l'ancienne, qui me rappelle Automat (Katapult) et qui évoque par certains côtés les djs hip hop (beaucoup de cuts, quelques scratches). C'est assez imaginatif, quoique un peu bruitiste à mon goût.

Quant au deuxième, on vous en a déjà parlé dans un post précédent (cliquez ici). C'est un dj et producteur déjà bien en place, dont le myspace affiche des dates à Barcelone, Bordeaux, Paris ou encore Montpellier. Il pratique également l'exercice du remix avec zèle. Associé à son compère Ektik, il porte le doux nom de Le Catcheur et la Pute ;-) Mais bon, n'allez pas me demander qui est qui là-dedans ! Comme vous pouvez l'imaginer, c'est assez trash, sous influence rock qui tache.

Ah ! le troisième... C'est notre favori. NiKiT (qui, soit dit en passant, doit en avoir assez qu'on ne cesse de faire remarquer son jeune âge) joue le son qu'on aime, le son qu'il nous faut pour bouncer dans le club - tout simplement ! Il s'est déjà fait connaître dans divers blogs (Brain Added, Vepl, Buzz en direct, ou encore Empreintes Digitales) avant d'être playlisté dans le CD sampler du TSUGI n°11 (septembre 2008) - rien que ça ! On le classe dans la French Touch 2.0, mais sa culture musicale ne se limite pourtant pas à Ed Banger et Institubes. Il cite en effet dans ses influences aussi bien SebastiAn et Strip Steve que Jackson (qu'on peut sans doute considérer comme le précurseur de cette nouvelle French Touch) et Aphex Twin ou même 808 State - qu'il admire en secret. C'est ce mélange de simplicité, d'efficacité et d'expérimentation qu'il recherche dans ses propres productions. Il aime que la musique soit citationnelle et ne se prive donc pas de sampler. Il est notamment fasciné par le son des synthés vintage. Sa prestation à L'Ambassade fin janvier a tout fracassé et il revient mettre le feu. En plus, ce sera le lendemain de son anniversaire... Soyez là, surtout si vous avez manqué votre chance la dernière fois, ou même tout bêtement pour y regoûter, si vous aviez aimé !

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici une exclu, le morceau Stingers du même NiKiT, qu'il vous livre à vous fidèles lecteurs de High Maintenance in Toulouse, en streaming et en téléchargement ! Merci beaucoup à lui !

NiKiT - Stingers BoxNet / FileDen

Et puisqu'une surprise n'arrive jamais seule, je joins aussi à ce post deux autres tracks, qui permettent de situer son univers musical, entre old school anthems de la fin des 80' et du début des 90' (pour le 1er) et turbines d'aujourd'hui (pour le second).

808 State - Pacific 202 (ZZT / WEA / 1989) BoxNet / zShare

Strip Steve - Pacey's (Skip School EP / Boysnoize Records / 2008) BoxNet / zShare

17 February 2009

Mes remixes dans ta tape



Oui, oui, je suis à la bourre... Ca fait un petit bout de temps que j'aurais du vous livrer ma sélection des remixes les plus fous de l'année 2008, comme vous l'avait annoncé Dale Cooper (vous retrouverez sa sélection en cliquant ici), mais que voulez-vous... 

Plus de temps à perdre donc, et on commence par un tube bien dancefloor, un petit remix de Mansion du morceau Bounce de MSTRKRFT. Je trouve le remix mieux que l'original qui était moins punchy et pourtant plus saturé... Les paroles de ce hit en résume bien l'ambiance : "all I do is party..."


On continue sur le cap "morceaux bien dancefloor" avec ce fantastique remix par Douster du tube Everyone Nose que les talentueux NERD avaient sorti à l'aube de l'été 2008. Le refrain de l'original est repris en boucle, un piano fracassant y ajoute une touche old school classics et bien sûr une basse fidget alimente le tout, de la balle quoi!


Impossible pour moi, par ailleurs, de ne pas faire figurer, d'une manière ou d'une autre, Mr Oizo dans ce top. Alors voici une edit de son morceau Gay Dentists. Je ne peux pas dire qu'elle soit meilleure que l'original mais son avantage est de faire une plus grande part au passage funky du morceau qui était originellement moins long : 


Il fallait aussi parler de Diplo, pour lequel l'année 2008 fut chargée, une montagne de remixes, des tubes, une intense collaboration avec Mia... plein de bonnes choses. J'ai donc choisi un remix de son morceau Blow your head par DJ Eli. C'est funky, c'est groovie, c'est bien mortel!


Et enfin pour le fun mais aussi parce que j'adore et que j'ai bien envie de partir a Rio, une reprise de Bag Raider du morceau Rio de Bumblebeez


A cœur ouvert


Source : http://www.jankoepper.de

Ce matin, je me réveille, prends mon petit-déjeuner, puis me plonge dans la lecture des Cahiers du Cinéma, désireux de connaître leur avis sur un film vu la veille. Cette lecture, je la fais, bien évidemment, tout en écoutant de la musique, relié, tel un robot que je suis, à mon ordinateur par le fil blanc du casque (de toute façon, Machines Don't care, n'est-ce pas ?). Si je ne branche pas ma chaîne, c'est que je ne voudrais pas déranger les autres hôtes de la maison, qui sont encore plongés dans le sommeil. Je tombe, au hasard des morceaux passant entre mes oreilles, sur Heartbreaker de Metronomy, dans sa magnifique version remixée par Discodeine. Et là, je ne peux pas résister, en ce beau matin où tout m'apparaît chargé d'émotion, au plaisir de partager avec vous ce moment, et sa B.O. Je n'ai pas trop envie de vous en dire plus sur ce track, ni sur ses auteurs et remixeurs dont nous aurons certainement l'occasion de vous reparler. Ce Heartbreaker a déjà quelques mois, mais je crois que ni ceux qui le connaissent déjà ni ceux qui ne le connaissent pas encore ne m'en voudront.

Metronomy - Heartbreaker (Discodeine Remix) (Ed Banger / Because Music / 2008) Box Net / zShare

15 February 2009

In da ghetto !



Ici, à High Maintenance in Toulouse, on adore Dj Mujava. Certes, sa reconnaissance internationale n'est due qu'à un seul morceau, son fameux Township Funk, mais quel morceau ! On ne s'en est toujours pas remis... D'autres perles "chan-mé" sont en écoute sur son myspace, notamment le langoureux Dj Plugs. Il n'y avait que les Anglais pour aller dénicher un jeune Sud-Africain du ghetto d'Attridgeville (à côté de Pretoria) et lui assurer un succès mondial ! Beau coup à mettre une fois de plus au compte du label Warp.

Restons avec les Anglais pour ce post (et avec Mujava), mais pas n'importe quels Anglais : les Machines Don't Care, qui n'est autre que le projet collaboratif du trépidant Herve, qui le voit produire avec la "crème anglaise", à savoir les Sinden, Drop The Lime, Fake Blood, et j'en passe. Ce qui m'intéresse ici, c'est le track Beat Bang, pour lequel il s'est associé à Trevor Loveys. L'original est déjà bien "fat", dans le registre fidget, avec ses claps à se frapper la tête contre les murs, ses cut-up sur la voix et sa wobble bass habituelle ici couplée à une basse vrombissante tonitruante. Cela dit, je préfère la version de Mujava, qui - on ne peut se le cacher - est moins fidget, mais beaucoup plus belle, grâce à une bassline rappelant celle du Township Funk. Je vous laisse savourer.

Machines Don't Care - Beat Bang (Dj Mujava Remix - Full Length) (Machines Don't Care) BoxNet / zShare

Laissons un peu les Anglais pour conclure ce post, mais restons dans le ghetto ! J'ai une petite balle à partager avec vous. C'est une reprise d'un tube dance 90', In De Ghetto (Mercury / 1996), de Bad Yard Club (aka David Morales) feat. Crystal Waters. Ici, c'est remixé par Buraka Som Sistema et le prolifique Diplo. Remember !

Diplo & Buraka Som Sistema - Inna De Ghetto (Remix) BoxNet / zShare

13 February 2009

Ouf



Des accents légèrement italos, une atmosphère aérienne qui n'est pas sans rappeler les tubes de Metro Area. C'est doux, c'est enivrant, c'est groovie. Ca s'appelle Happy up Here, c'est de Royksopp, mais là c'est remixé par Breakbot. A little buz online. Et c'est parfait pour partir en vacances :